L’immobilier va-t-il conserver sa valeur refuge ?

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Avec la pandémie de coronavirus qui sévit actuellement, nous vivons une crise sanitaire sans précédent et nous allons, comme tout le monde s’en doute, traverser une crise économique qui le sera tout autant… L’objectif de cet article n’est pas de comparer avec telle ou telle crise passée mais de voir dans quelle mesure le secteur immobilier va être impacté, car, soyons clairs il ne sera pas épargné.

La situation du marché immobilier avant la pandémie COVID 19.

Les taux étaient depuis quelques années relativement bas ce qui a facilité l’accès à la propriété. Depuis l’automne 2019, ils remontent doucement et depuis janvier 2020, le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) a recommandé aux banques de limiter la durée des prêts à 25 ans et de ne pas dépasser les 33% d’endettement. Les banques ont suivis ces directives, en limitant l’octroi des prêts notamment en n’en accordant qu’aux hauts revenus ayant un apport personnel. Pour les revenus modestes il s’avérait très compliqué d’accéder à la propriété, idem pour les investisseurs qui dépassaient les 33% d’endettement.

Côté vendeur, avant le confinement, il était assez facile de vendre un logement bien situé.

La situation actuelle.

Confinement oblige, les agences sont fermées, il n’y a donc aucune visite (physique), moins de signatures d’actes (études de notaires elles-aussi fermées, rétractations de certains acheteurs) et forcément quasiment plus de transactions…

Les projets de constructions sont également stoppés et les banques n’accomplissent plus de crédits.

L’économie toute entière est au ralenti avec beaucoup de salariés en chômage partiel donc de potentiels acheteurs qui demain seront probablement plus frileux quand à leurs investissements immobiliers.

En raison de la faible inflation liée au coronavirus, la Banque centrale européenne (BCE) va devoir conserver des taux très bas pour soutenir la croissance.

Prix, ventes, investissement, marché immobilier….La situation post-pandémie ?

La relance de l’immobilier va forcément dépendre des banques.

Elles auront certes des liquidités mais avec un risque de crédit plus important, cela va impliquer des taux plus élevés. Ce sont donc les revenus les plus modestes qui vont être impactés par cette crise.

Le taux d’usure (taux maximum au-delà duquel les banques n’ont pas le droit de prêter de l’argent, ce qui permet de protéger les emprunteurs) ayant été abaissé par la Banque de France, le 1er avril 2020, ne va pas arranger les affaires des candidats à l’emprunt bancaire.

Malgré tout, elles voudront probablement rattraper le retard accumulé en terme d’octrois d’emprunts bancaires ce qui sera favorable aux investisseurs !

Il faut peut-être s’attendre à une baisse des prix puisque la demande sera moins forte et que les vendeurs seront obligés de réduire le prix de vente de leur bien.

Bon nombre d’acheteurs vont certainement hésiter à s’endetter pour 15 ou 20 ans dans un contexte qui sera pendant de longs mois très compliqué. Il ne faut pas s’attendre à un déconfinement du jour au lendemain.

L’afflux de cash sur les marchés risque peut être au contraire de générer de l’inflation, donc une augmentation des taux et par conséquent d’ici quelques mois d’une hausse des prix de l’immobilier.

La relance de l’immobilier va aussi dépendre de la durée de la crise !

Si elle ne dure que quelques mois, l’impact sur les prix sera moins marqué que si nous devons faire face à une durée plus longue voire si nous devons affronter une nouvelle crise sanitaire dans 6 mois par exemple ! En effet, dans ce contexte-là, les banques seront en manque de liquidités…

Sur ce point des prix de l’immobilier, il serait donc hasardeux de faire des prévisions.

Conclusion.

Est-ce que les investisseurs vont repousser leurs projets immobiliers à cause du coronavirus ? L’immobilier va-t-il rester une valeur refuge ?

N’oublions pas que nous sommes en 2020 et que, malgré la situation, l’activité immobilière ne s’arrête pas pour autant : les actes notariés peuvent être dématérialisés (signatures électroniques), les visites peuvent être virtuelles, les estimations peuvent se faire en ligne… En résumé, la distance n’empêche pas la transaction !

Nous pourrions donc assister à une évolution plus rapide encore de l’utilisation de solutions digitales immobilières. Et pourquoi pas une généralisation dans les 2 ans qui viennent ?

Contrairement à d’autres précédentes crises économiques ou sanitaires, le secteur immobilier semble plus armé et avec un marché boursier actuel dans tous ses états, la pierre restera sans nul doute, pour bon nombre de Français la seule valeur refuge.

Une chose est sûre : la reprise sera pour des investisseurs privés et institutionnels une très grosse période d’investissement sur l’ancien et le neuf !

Par conséquent, les professionnels de l’immobilier devront être capables de proposer aussi bien du neuf que de l’ancien. Ils devront se former si nécessaire et être en mesure de disposer des produits pour accompagner leurs clients sur de l’investissement. La période actuelle est tout à fait propice à la recherche de solutions logicielles, aux recherches de biens et à la communication !

Autre article à lire : Confinement octobre / novembre 2020, quelles organisations pour les agences immobilières et les agents immobiliers ?

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